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Entre nous

Un soir d'été, un soir habituel pour beaucoup d'entre vous. Ce soir là pour moi un torrent  s'est levé, pourtant la journée avait été douce et calme, rien ne laissait présager cette violence pas même la sonnerie limpide du téléphone. Depuis, j'essaie désespérement d'accoster sur une autre rive, là où une certaine sereinité doit exister, c'est pourquoi à partir de maintenant je vais écrire, en espérant que la rencontre avec les autres pourra se faire. Il est doux de penser que les autres sont là, peut être pas encore submergés ou tout juste sur le point d'accoster sur cette rive eux aussi. J'aimerais dans le secret de mon coeur qu'une main se tende  pour m'emporter sur le rivage de la sagesse, poussée comme un galet, doucement avec délicatesse, afin que la souffrance s'atténue, cette main symbolique se serait la tienne mon fils.
Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 18:03

Il s'écrase contre la vitre

Surprise celle- ci réplique

Tu me fais mal le vent!

Laisse moi entrer la vitre,

Je suis la vie

Tu es le bruit, tu es la peur

Le tourment et la douleur.

Et toi, qui es tu dis le vent?

Toi qui ne vois

Que des visages déformés, des nez écrasés

Qui ne voit pas ces bras qui se tendent

Au travers de toute cette buée

Depuis que les hommes pour se protèger

Se sont isolés

Laisse moi entrer la vitre, je suis la vie

J'aime caresser l'aile des oiseaux

Bruisser les feuilles et donner en leur honneur

Le bal de l'automne

A ma guise frissonnent les ruisseaux

Aquarelle d'orgueil

J'aime siffler lorsque tonne

Les orage du printemps

J'aime à louer le vivant

Laisse moi entrer la vitre

Je suis la liberté.

 

Par eve - Publié dans : réflexions
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 17:37

Matin tout gris, les larmes glissent

Matin sans lui, les larmes roulent

L'absence est outragère, ruisseau de pluie

L'absence est mensongère, torrent de cris

Ce matin j'aimerais

La chaleur de son regard, même lorsqu'il se faisait noir

Son "coucou maman" de certain soir

Son air étonné, et son rire à gorge déployé

L'absence est une insulte à ce moment de vie

Dont je rêve constamment

A cet espace de temps

Qui ne peut exister qu'avec lui

L'absence en ce petit matin ne  parle que de lui

L 'absence est irréelle, assourdissante

Jusqu'à l'insupportable

jusqu'à devenir un murmure de pluie

Qui ruisselle sur mon visage

Matin tout gris, les larmes glissent.

 

 

 

 

Par eve - Publié dans : toutlahaut
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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 13:48

Ce matin là, la lune endormie

Se glissait dans le creux douillet d'un nuage ami.

Le solei quant à lui  ne souhaitait pas sortir du lit

La perle de rosée restait perplexe

fallait -il ou non fleurir avec délicatesse

Le bord des feuilles, courir sur les herbes folles?

Pendant ce temps les étoiles filaient

Et perdaient le Nord.

 soudain !

Une déchirure, un cri qui fuse

Curieuse, la lune sortie un quartier

Le solei tout en s'étirant mis le nez dehors

Même la rosée ne savait que penser, médusée.

En bas dans le petit matin

Deux mains se joignent et se lient

Sur ce petit être à qui tu viens de donner la vie 

Tes bras rassurants accueillent l'enfant

Dont la première caresse

sera les cheveux de sa maman

Le soleil éclaire d'une lumière diffuse

Cette idylle de la mère et de l' enfant

La lune s'est retiré confuse

La perle de rosée n'est pas tombée

Elle roule sur le chemin de l'éternité

Pour raconter que toi Nolan tu es né.

A Nolan

 

 

Par eve - Publié dans : toutlahaut
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 17:31

Aujourd'hui le vent me parle de toi

Je ne sais pas d'où il vient

Peux être d'un espace où tu n'es pas

D'un espace insaisissable

Silencieux comme l'absence

Le vent m'emporte vers cet ailleurs

Me dépose sur une immensité infinie

Cette immensité qui me parle de toi

Les jours où je sens ta présence

simplement parce que le vent me parle.

 

Par eve - Publié dans : toutlahaut
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 18:35

Petite chambre d'enfant

Toute de bleu tapissée

D'une frise jaune enguirlandée

Sur laquelle de petits oursons blancs

dansent une farandole

Petite chambre d'enfant

Douillette comme une nuit étoilée

Dont la commode en pin anglais Cirée et usagée

 accueille sur son devant la même ronde d'ourson blancs

Petite chambre d'enfant

Commode de ce temps passé

D'un papa dont l'enfance éloignée

Tant les années s'étaient multipliées

Revient en vagues déferlantes

Petites chambre d'enfant

Vidée de son âme, désarticulée

Au milieu des cartons entassés

Posés ça et là dans cet appartement

Qui ne ressemble plus à celui d'avant

Petite chambre d'enfant

Installé dans cet ailleurs désolé

Dont l'avenir n'est encore que le passé

La commode murmure pourtant

Petite chambre d'enfant

Accueillant ce petit fils tant aimé

 Qui sous la mezzanine éclairée

Gazouille tel l'oisillon affamé

Belle lumière du temps

Petite chambre d'enfant

Ton fils encore ensommeillé

Remplace doucement une vie saccagé

Qu'il m'est impossible d'oublier

Tu n'es plus vivant.

 

 

Par eve - Publié dans : toutlahaut
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