Il s'écrase contre la vitre
Surprise celle- ci réplique
Tu me fais mal le vent!
Laisse moi entrer la vitre,
Je suis la vie
Tu es le bruit, tu es la peur
Le tourment et la douleur.
Et toi, qui es tu dis le vent?
Toi qui ne vois
Que des visages déformés, des nez écrasés
Qui ne voit pas ces bras qui se tendent
Au travers de toute cette buée
Depuis que les hommes pour se protèger
Se sont isolés
Laisse moi entrer la vitre, je suis la vie
J'aime caresser l'aile des oiseaux
Bruisser les feuilles et donner en leur honneur
Le bal de l'automne
A ma guise frissonnent les ruisseaux
Aquarelle d'orgueil
J'aime siffler lorsque tonne
Les orage du printemps
J'aime à louer le vivant
Laisse moi entrer la vitre
Je suis la liberté.
Matin tout gris, les larmes glissent
Matin sans lui, les larmes roulent
L'absence est outragère, ruisseau de pluie
L'absence est mensongère, torrent de cris
Ce matin j'aimerais
La chaleur de son regard, même lorsqu'il se faisait noir
Son "coucou maman" de certain soir
Son air étonné, et son rire à gorge déployé
L'absence est une insulte à ce moment de vie
Dont je rêve constamment
A cet espace de temps
Qui ne peut exister qu'avec lui
L'absence en ce petit matin ne parle que de lui
L 'absence est irréelle, assourdissante
Jusqu'à l'insupportable
jusqu'à devenir un murmure de pluie
Qui ruisselle sur mon visage
Matin tout gris, les larmes glissent.
Ce matin là, la lune endormie
Se glissait dans le creux douillet d'un nuage ami.
Le solei quant à lui ne souhaitait pas sortir du lit
La perle de rosée restait perplexe
fallait -il ou non fleurir avec délicatesse
Le bord des feuilles, courir sur les herbes folles?
Pendant ce temps les étoiles filaient
Et perdaient le Nord.
soudain !
Une déchirure, un cri qui fuse
Curieuse, la lune sortie un quartier
Le solei tout en s'étirant mis le nez dehors
Même la rosée ne savait que penser, médusée.
En bas dans le petit matin
Deux mains se joignent et se lient
Sur ce petit être à qui tu viens de donner la vie
Tes bras rassurants accueillent l'enfant
Dont la première caresse
sera les cheveux de sa maman
Le soleil éclaire d'une lumière diffuse
Cette idylle de la mère et de l' enfant
La lune s'est retiré confuse
La perle de rosée n'est pas tombée
Elle roule sur le chemin de l'éternité
Pour raconter que toi Nolan tu es né.
A Nolan
Aujourd'hui le vent me parle de toi
Je ne sais pas d'où il vient
Peux être d'un espace où tu n'es pas
D'un espace insaisissable
Silencieux comme l'absence
Le vent m'emporte vers cet ailleurs
Me dépose sur une immensité infinie
Cette immensité qui me parle de toi
Les jours où je sens ta présence
simplement parce que le vent me parle.
Petite chambre d'enfant
Toute de bleu tapissée
D'une frise jaune enguirlandée
Sur laquelle de petits oursons blancs
dansent une farandole
Petite chambre d'enfant
Douillette comme une nuit étoilée
Dont la commode en pin anglais Cirée et usagée
accueille sur son devant la même ronde d'ourson blancs
Petite chambre d'enfant
Commode de ce temps passé
D'un papa dont l'enfance éloignée
Tant les années s'étaient multipliées
Revient en vagues déferlantes
Petites chambre d'enfant
Vidée de son âme, désarticulée
Au milieu des cartons entassés
Posés ça et là dans cet appartement
Qui ne ressemble plus à celui d'avant
Petite chambre d'enfant
Installé dans cet ailleurs désolé
Dont l'avenir n'est encore que le passé
La commode murmure pourtant
Petite chambre d'enfant
Accueillant ce petit fils tant aimé
Qui sous la mezzanine éclairée
Gazouille tel l'oisillon affamé
Belle lumière du temps
Petite chambre d'enfant
Ton fils encore ensommeillé
Remplace doucement une vie saccagé
Qu'il m'est impossible d'oublier
Tu n'es plus vivant.
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